
La saison 2025 de Marvin Garampon-Brunet fut courte mais lui aura permis d’enrichir ses connaissances. Le jeune Isérois, toujours aussi motivé, à d’ores et déjà le regard tourné vers 2026 et une campagne de France qu’il abordera au volant d’une nouvelle voiture dans une nouvelle équipe.
C’est sur les terrains de rugby qui dans sa jeunesse Marvin Garampon-Brunet assouvissait une passion familiale transmise par son père Ludwick, lui-même rugbyman. Mais Marvin avait également hérité du goût des trajectoires, héritage de son grand-père Jean-Paul Garampon qui s’illustrera en courses de côte durant les années 70. Cette aptitude pour la maîtrise des bonnes trajectoires Marvin la mettra en pratique sur des compétitions de VTT.
Son grand-père ayant tissé des liens avec de nombreux Montagnards, Marvin viendra découvrir la discipline dans les paddocks en accompagnant notamment Gilles Bréda et sa fille Emeline. L’envie de courir se faisait alors pressante, mais les budgets d’un jeune homme de 18 lui ne lui permettant pas de monter un programme, Marvin se tournait vers une sélection organisée par le Wolf Racing. L’occasion pour lui de prendre part à deux courses sur le circuit de Nogaro et d’accrocher la deuxième et la troisième place.
Certain des aptitudes de son fils, Ludwick Garampon décidait alors de lui offrir un kart avec lequel il peaufinera ses notions de trajectoires. Puis, en 2023, vient le temps de s’aligner sur sa première course de côte, ce sera Coligny, au volant d’une Formule Renault du Team de Thomas Clausi. Il sera par la suite au départ d’Azé – Donzy-le-Pertuis avant de prendre part à la sélection Feed Racing au volant d’une F4 sur le circuit de Magny-Cours. Lors de cette sélection il parvenait à atteindre les quarts de finale et devra s’incliner face à des pilotes qui comptaient déjà des titres sur le Championnat du Monde de Karting.
Sa première expérience en côte ayant été concluante, Marvin Garampon-Brunet retrouvait l’équipe de Thomas Clausi avec laquelle il allait prendre au Championnat de France de la Montagne en 2024, toujours au volant d’une Formule Renault. Durant cette campagne 2024, Marvin sera au départ de neuf manches du CFM et s’imposera au sommet de la classe DE/7 à huit reprises. Une succession de succès qui lui permet de remporter haut la main le Challenge Open dédié aux Formule Renault.

A l’heure d’aborder la saison 2025, Marvin Garampon-Brunet comptait parmi les jeunes espoir du championnat (il fêtera ses 22 ans au mois de juillet). Il considérait, après avoir dominé le Challenge Open DE/7, qu’il se devait de franchir un nouveau cap. L’aventure allait se poursuivre aux côtés de Thomas Clausi, mais la Formule Renault était remplacée par une Tatuus Formula Master : « C’était selon moi l’évolution logique. Tom (Clausi) disposait de cette monoplace et j’ai trouve judicieux de m’engager avec cette Tatuus », débute Marvin.
Si initialement des essais étaient programmés avant de débuter le championnat, une panne sur la monoplace allait contraindre Marvin à renoncer à cette prise en main : « Thomas a dû envoyer la voiture en réparation et de ce fait je n’ai pas pu débuter ma campagne de France avec et c’est avec une Tatuus Formula Master qui m’a été prêtés que j’ai dû faire mon entrée en lice », explique Marvin qui s’installait derrière le volant de la monoplace d’Alain Richard, metteur au point au sein du Team de Thomas Clausi.
En quête du Trophée Lionel Régal
C’est avec le statut de favori dans la quête du Trophée Lionel Régal qui récompense le meilleur pilote de moins de 25 ans sur le Championnat Sport, que Marvin Garampon-Brunet s’élançait pour une nouvelle campagne de France : « Il est clair que j’avais la voiture pour aller chercher ce titre, et pour ce qui est du Challenge Open DE/8 j’espérais jouer devant tout en sachant que j’allais me confronter à des adversaires valeureux avec la présence de Sarah (Bernard-Louvet) et de David (Diebold). »
La Course de Côte de Bagnols-Sabran, manche d’ouverture de la saison, était inscrite au calendrier de Marvin Garampon-Brunet, mais une panne sur sa monoplace l’obligeait à renoncer à prendre le départ de l’épreuve gardoise. On le retrouvera donc sur le Col Saint-Pierre où il devait prendre la mesure d’une Tatuus Formula Master reconstruite en l’espace de quelques jours et donc le set-up était loin d’être optimisé : « J’avais comme seule priorité de découvrir la voiture et je ne m’attendais absolument pas à jouer les premiers rôles. La météo très capricieuse ne permettait pas de réellement se lâcher et finalement je suis plutôt satisfait d’avoir pu découvrir la voiture », commente Marvin. « Les premières sensations étaient bonnes, au volant d’une auto performante et facile à piloter. Forcément avec une auto aussi pointue il fallait sous la pluie mesurer ses attaques. Mais c’était très sympa. »
Après le Col Saint-Pierre, Marvin Garampon-Brunet délaissait un temps la Montagne pour se consacrer au rallye. Accompagné de son père qui officiait en copilote, il engagera une Renault Clio RS sur le Rallye du Beaufortain : « En attendant le retour de la Tatuus Formula Master de Tom j’ai eu l’occasion de m’essayer au rallye. Mon père avait participé à la Course de Côte de Bagnols-Sabran avec la Formule Renault et sa participation s’était soldée par une sortie de route. Je voulais lui faire oublier cette mésaventure et le faire remonter dans une voiture de course », explique Marvin. « Cette expérience était super sympa et nous avons pris énormément de plaisir durant ce week-end », ajoute le jeune Isérois qui disposait d’une Clio de chez R2S location évoluant en F2000.
C’est au volant de la même voiture, que navigué par Pauline Devevey, Marvin sera au départ du Rallye de la Matheysine : « C’est une épreuve qui est organisée par l’ASA Dauphinoise au sein de laquelle je suis licencié. Ça s’est super bien passé puisque pour mon deuxième rallye je termine trentième au scratch sur près d’une centaine d’engagés et je fini cinquième d’une classe qui comptait une dizaine de partants. Pour un deuxième rallye c’est plutôt encourageant. »
Friand de nouvelles expériences, Marvin Garampon-Brunet aura l’opportunité, toujours en compagnie de Thomas Clausi, de prendre part à une manche du Championnat Historique sur circuit : « C’était au mois de juin sur le Castellet et je roulais avec la Formule Renault qui m’a permis de remporter l’Open DE/7 en 2024. Sur la première course je termine troisième, pour une toute première expérience dans cette catégorie, j’ai de quoi être satisfait. »

Il faudra attendre la Course de Côte du Mont-Dore pour retrouver Marvin Garampon-Brunet sur le championnat. Dans le Massif du Sancy il disposait de la Tatuus Formula Master du Team de Thomas Clausi avec laquelle il accrochait la deuxième place de sa classe derrière David Diebold : « C’est ma course préférée et je ne voulais surtout pas la louper. C’était un peu compliqué parce que je n’ai pas eu l’occasion de rouler avec la voiture avant de me rendre sur l’épreuve auvergnate. Mais ce fut une belle découverte, et compte tenu du fait que je n’avais plu faire qu’une seule course durant la première partie de saison, je n’avais pas de réel objectif. Tout se passe bien et je suis content de terminer deuxième de la classe en devançant Rémi Béchadergue qui est nettement plus expérimenté que moi avec la Tatuus Formula Master », confie Marvin qui sur le Mont-Dore remporte la Coupe du Meilleur Jeune.
Une nouvelle Coupe du Meilleur Jeune viendra enrichir son palmarès à l’issue de la Course de Côte de Turckheim que Marvin terminait à la troisième place de sa classe derrière Sarah Bernard-Louvet et David Diebold : « Le week-end débutait mal, je me suis fait voler l’essentiel de mes affaires dans ma voiture. Mais pour le reste, ça s’est bien passé sur un tracé difficile mais que j’apprécie beaucoup même si la détérioration du revêtement rend les montées compliquées. Je suis toutefois très content du résultat. »
A Limonest, Marvin Garampon-Brunet viendra chercher la deuxième place de la classe DE/8 en ayant participé qu’aux deux premières montées de course : « Samedi tout se passe très bien et j’ai pris un réel plaisir lors de la montée de course sur le sec. Dimanche matin je me suis senti à mon aise sous la pluie », poursuit Marvin qui signait le huitième temps scratch et se positionnait en tête de la classe DE/8. « Mais sur la troisième montée de course, sur une route mouillée par endroits et séchante sur d’autres je pars en slicks et je commets une erreur de pilotage sur le premier gauche. Ça se termine en tête-à-queue, j’ai la chance de ne rien toucher, mais j’ai préféré arrêter là. Samedi j’avais déjà eu une première alerte en faisant une belle équerre, et je n’ai pas voulu prendre le risque de casser la voiture sur la dernière ascension de la saison. »
Nouveaux challenges pour 2026
Durant cette saison 2025 Marvin Garampon-Brunet aura eu l’occasion de découvrir le rallye, de faire une course en circuit en Historique et de prendre part à quatre manches du Championnat de France de la Montagne, de quoi tirer un bilan positif : « Ce fut une saison durant laquelle j’ai fait pas mal d’apprentissage. J’ai découvert deux voitures de course et une nouvelle discipline en m’essayant au rallye. Même si je n’ai pas pu faire le Championnat de France de la Montagne comme je l’espérais, ça reste dans mon esprit une belle saison. »

A l’issue de cette courte mais enrichissante saison, Marvin Garampon-Brunet tient à remercier ses soutiens : « Un immense merci au Team de Thomas Clausi qui n’a rien lâché cette saison et qui a tout fait pour que je puisse m’aligner sur les courses. Merci à l’ensemble de ma famille et à tous mes partenaires FoxTen Logistique, ASC - Racing Parts Service, Carriage Service, Brasserie P32 Corbas, Renov Trucks, MJA Sarl, La ferme de Reculfort. »
La saison 2026 sera synonyme de changements pour Marvin Garampon-Brunet qui va non seulement découvrir une nouvelle voiture, mais également intégrer une nouvelle structure : « Thomas Clausi a décidé d’axer principalement sa saison sur le rallye. Il me fallait changer d’équipe et je suis ravi d’intégrer le Team Berreur Auto Sport. Je vais disposer d’une Norma M20 FC 2 litres avec laquelle je vais défendre mes chances dans le cadre du Challenge Open CN/2 sur dix épreuves. Bien évidemment l’objectif premier sera d’aller chercher le Trophée Lionel Régal, un trophée qui me tient particulièrement à cœur », conclut Marvin qui sera à n’en pas douter un sérieux adversaire parmi les jeunes pilotes de moins de 25 ans.
©Bruno Valette
www.ffsamontagne.org / www.cfm-challenge.com
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