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La saison 2026 a permis à Stéphane Fourmond de découvrir le Championnat de France de la Montagne VHC. Une découverte qui sera synonyme de consécration, puisqu’au volant de sa D.B HBR5 il remporte le Championnat de France de la Montagne VHC à l’Indice de Performance*.
Comme tout bon Sarthois, Stéphane Fourmond ne pouvait pas ignorer l’une des courses automobiles les plus mythiques au monde : Les 24 heures du Mans. Une manifestation qui a suscité de nombreuses vocations et qui fut à l’origine de la passion de Stéphane pour le sport auto. Même si au sein de sa famille on ne comptait aucun pratiquant dans les sports mécaniques, Jean-Claude, le père de Stéphane, vouait pour son métier de mécanicien une vraie passion. Tout naturellement Stéphane suivra les traces de son géniteur en intégrant le Lycée Le Mans Sud qui dispense une formation de mécanicien auto, et au sein duquel il intégrait un ''Club Auto Sport'' dédié à la préparation de Formule Ford. Dès l’âge de 15 ans, Stéphane Fourmond se retrouvait sur les circuits pour assurer l’assistance de pilotes.
Electricien auto, Stéphane Fourmond aura l’occasion de travailler dans un garage au Mans avant d’intégrer l’équipe Legeay Sport, toujours dans la Sarthe, où à Téloché la structure de Patrick Legeay préparait des Renault Clio Cup destinées au circuit. A la même époque il rejoindra l’équipe qui préparera l’Alpine A610 Biturbo qui sera alignée en 1994 sur les 24 Heures du Mans : « C’est également durant cette période que j’ai pris part à quelques rallyes avec une Renault 5 GT Turbo », se souvient Stéphane. « Des participations avec comme seul objectif de me faire plaisir et d’assouvir ma passion. Préparer des autos donne envie de se retrouver à son tour derrière le volant. » Le rallye sera d’ailleurs la discipline vers laquelle se tournait Stéphane puisqu’il aura la charge de la préparation de la Renault Mégane Kit-Car engagé par Gam Restauration et qui permettra à Sylvain Polo de remporter à deux reprises le Championnat de France des Rallyes 2ème Division en 1996 et 1997.
En rejoignant l’équipe Cilti Sport, Stéphane aura l’opportunité, sous la houlette de Paul Bernard, de préparer les Subaru Impreza qui viendront glaner de nombreux succès en France : « Mais lorsque Cilti Sport a quitté l’Hérault, moi j’ai décidé de rester et je me suis tourné vers une tout autre activité, la réparation de bateaux. Ce que je fais depuis le début des années 2000. »
L’expérience de la Renault 5 GT Turbo engagée sur quelques rallyes dans l’Est de la France entre 1994 et 1998 ne pouvait pas rester sans lendemain pour le passionné de pilotage et de belles mécaniques qu’est Stéphane Fourmond : « J’avais mis un coup d’arrêt après la disparition de deux pilotes évoluant chez Cilti Sport, Mark Champeau et Marco Massarotto. J’avoue que ça a bien émoussé le passion, mais elle restait toujours présente dans un coin de ma tête. » A la fin des années 2010, Stéphane Fourmond se portait acquéreur d’une Panhard, la plus ancienne marque automobile française puisque créée en 1891 : « J’en ai ensuite acheté une seconde, puis une première D.B qui est toujours en cours de restauration et là encore j’en ai acheté une seconde que j’ai fait venir des Etats-Unis. Et c’est finalement au volant d’une troisième, qui date de 1959, que je roule actuellement ».
D.B, cela n’évoque certainement pas grand-chose pour les plus jeunes. Mais la marque Deutsch-Bonnet a été créée en 1937 par Charles Deutsch et René Bonnet et construira des voitures jusqu’en 1962. Côté compétition, elle aura l’occasion de s’illustrer sur les circuits américains. La D.B HBR5 avec laquelle Stéphane évolue sur le Championnat de France de la Montagne VHC est une auto restaurée par ses soins : « Je l’ai acheté accidentée, mais roulante, et je me suis attelé pendant quatre mois à la remontée sans compter mes heures. A son volant, en 2024, j’ai pris part au Classic Days sur le circuit Bugatti au Mans. C’était la première fois que je m’installais à nouveau derrière le volant d’une auto de course. » Par la suite Stéphane aura l’occasion de rouler durant un Track Day sur le circuit d’Albi, et en 2025 d’être au départ du Classic Day de Magny-Cours, de l’Albi Auto Classic et le Classic Festival à Nogaro.
Le choix de la Deutsch-Bonnet peut paraitre surprenant, mais le père de Stéphane a travaillé dans un garage Panhard et à toujours vanté à son fils les mérites de cette mécanique que l’on retrouve sur la D.B HBR5 : « Je savais qu’elle disposait d’un super châssis. C’est une auto qui est légère et dont le moteur de 850 cm3 développe entre 65 et 70 chevaux. Pas de quoi se battre devant, mais le plaisir au volant est vraiment intense. »
Fin 2025, lors d’une visite au Salon Epoqu’Auto, Stéphane faisait une visite au stand de ''VHC le Club'', l’opportunité pour lui de discuter avec sa présidente, Viviane Bonnardel : « Elle m’a expliqué que ma voiture pouvait tout à fait être alignée sur les épreuves du Championnat de France de la Montagne et je me suis dit que ça serait sympa de tenter l’aventure. » Profane, Stéphane ne connaissait pas le règlement du championnat, comment se dérouler une épreuve et bien évidemment partait à la découverte de l’ensemble des tracés : « J’avais prévu un calendrier de cinq épreuves, le minimum pour participer au championnat VHC, avec comme seul objectif de me faire plaisir. »
Une première saison marquée par la réussite
Résident Héraultais depuis de nombreuses années, Stéphane Fourmond débutait sa saison par ce qu’il considère comme son épreuve à domicile, la Course de Côte de Lodève sur laquelle il terminait en tête du classement à l’Indice de Performance : « J’ai eu l’occasion d’emprunter la route de la course à de nombreuses reprises, donc là je connaissais. Malheureusement nous avons dû composer avec une météo exécrable, mais finalement je ne m’en suis pas trop mal sorti parce qu’avec la faible puissance de la voiture et la taille réduite de mes pneus, je n’étais pas particulièrement pénalisé par les coulées d’eau qui créaient de l’aquaplaning. Je me suis retrouvé assez proche des animateurs habituels du championnat, ce qui était assez enthousiasmant. »

C’est ensuite dans le département voisin du Gard que l’on retrouvait Stéphane Fourmond à l’occasion de la Course de Côte de Bagnols-Sabran : « Je suis venu une semaine avant pour reconnaitre et je me suis immédiatement senti à mon aise sur ce tracé aux virages serrés. J’ai même eu tendance à me lâcher un peu avant que les nombreuses sorties de route qui ont émaillé le week-end ne m’incitent à me calmer », confie Stéphane qui là encore s’impose en tête du classement à l’Indice de Performance devant les Ford Cortina Lotus de Philippe Vernay et Arthur Barralon.
Le Col Saint-Pierre est toujours délicat à aborder lors d’une première participation : « Ce n’est pas évident d’assimiler ce tracé sur lequel les virages se ressemblent notamment sur le haut du parcours. J’ai souvent du mal à mémoriser, et sur ce type de tracé ce n’était pas évident, mais le plaisir était une nouvelle fois au rendez-vous. » Plaisir et succès puisque l’on retrouvait une nouvelle fois la D.B HBR5 de Stéphane en tête du classement à l’Indice de Performance.
Trois succès en trois épreuves, Stéphane Fourmond prenait conscience qu’il avait peut-être un coup à jouer pour sa première participation au championnat. Il décidait alors d’étoffer son calendrier. Sa saison se poursuivait sur la Course de Côte de La Pommeraye : « Sarthois d’origine, quand j’étais gamin j’avais entendu parler de La Pommeraye et j’étais content de pouvoir participer à cette épreuve. Nous n’étions pas nombreux pour ce qui est du plateau des VHC, et nous avons vraiment passé un week-end très sympa. » Un week-end qui se soldait par un nouveau succès au classement à l’Indice de Performance.
C’est ensuite sur la Course de Côte de Quillan que Stéphane Fourmond ira imposer sa D.B HBR5 en tête du classement à l’Indice de Performance : « Super parcours ! J’ai adoré… J’ai pris un plaisir de dingue sur ce qui est pour moi une des plus belles épreuves du championnat. » Vuillafans sera également une belle découverte pour Stéphane Fourmond qui reconnait avoir particulièrement apprécié le tracé Franc-Comtois : « Je pense que c’est la première fois que je passais la quatrième. J’ai pu rentrer très fort dans les virages, faire de gros freinage car la D.B, malgré ses freins à tambours, encaisse bien les freinages tardifs. Je me suis vraiment fait plaisir », confie le vainqueur au classement à l’Indice de Performance.
Même s’il sort vainqueur à l’Indice de Performance de la confrontation sur la Course de Côte de Dunières, Stéphane Fourmond reconnait qu’il a eu plus de difficultés pour aborder le tracé auvergnat : « Je n’étais pas particulièrement à mon aise. Le premier droite fait peur et il influence beaucoup la suite. J’avais le sentiment que l’on pouvait rapidement perdre la voiture et j’ai préféré faire preuve d’une certaine prudence. Ce qui était en revanche intéressant c’est que j’ai commencé à me battre avec Jean-Jacques (Gravier) qui alignait son Alfa Roméo Giulietta qui comme moi évolue dans le groupe 4. C’était motivant d’avoir un adversaire direct, qui plus est qui dispose d’une voiture qui peut jouer devant à l’Indice de Performance. »
« Super course ! » lâche Stéphane Fourmond lorsque l’on évoque le Mont-Dore : « C’est la plus belle du championnat, avec énormément de spectateurs qui créaient une réelle émulation. J’ai eu la chance de venir sur le Mont-Dore en spectateur quand j’étais adolescent, c’était la course que je ne voulais surtout pas louper, et c’était un vrai plaisir de pouvoir m’aligner au départ », confie Stéphane qui terminait leader au classement à l’Indice de Performance devant Jean-Jacques Gravier.
Direction l’Alsace pour la suite de sa campagne de France qui permettra à Stéphane Fourmond de découvrir le long tracé de Turckheim – 3 Epis : « C’est un très gros morceau, mais j’avoue ne pas avoir été particulièrement à mon aise sur un revêtement qui laisse apparaitre de nombreuses bosses et un grip pas toujours optimal. Il y a beaucoup de relances, et avec mes 70 chevaux j’ai du mal. Rien que sur les 150 premiers mètres je lâche deux secondes à l’Alfa Romeo de Jean-Jacques (Gravier) ou à la Renault 8 Gordini de Guy (Peyrard). J’en rattrape une partie grâce au châssis très performant, mais sur les courses où il y a beaucoup de relances et un dénivelé important je suis pénalisé », analyse Stéphane qui malgré tout s’imposait une nouvelle fois au classement à l’Indice de Performance.

Une ultime victoire viendra compléter le tableau de chasse du pilote de la D.B HBR5 lors de la 100ème édition de la Course de Côte de Limonest : « On m’avait dit que le tracé conviendrait idéalement à ma voiture, c’était le cas. J’ai pu attaquer constamment et malgré le manque d’adhérence je me suis fait énormément plaisir. C’était la dernière de la saison, l’ambiance était vraiment géniale et j’ai passé un excellent week-end. »
Champion de France VHC à l’Indice de Performance*
Pour sa première saison sur le Championnat de France de la Montagne VHC, Stéphane Fourmond aura pris part à dix courses pour terminer à dix reprises en tête du classement à l’Indice de Performance. Un cumul de bons résultats qui lui permet de remporter le titre de Champion de France VHC à l’Indice de Performance* : « Le bilan est très largement positif. Je garde à l’esprit que j’avais prévu de ne faire que cinq courses, uniquement pour le plaisir. Finalement j’ai pris goût à l’aventure et c’est une belle satisfaction de remporter ce titre », avoue Stéphane. « Et puis le fait de courir avec une auto atypique ça attire la curiosité et c’était pour moi très plaisant d’être sollicité par de nombreux spectateurs et de voir l’engouement qui se créait autour de la D.B, tant sur les épreuves que sur les réseaux sociaux. »
La réussite de Stéphane Fourmond cette saison n’est pas due au hasard : « Il faut garder à l’esprit que ça nécessite énormément de travail. Après chaque épreuve je démonte le moteur, puisque je dispose de deux moteurs ce qui me permet de faire une rotation entre celui que j’utilise en circuit et en course de côte », explique Stéphane qui durant la saison a également participé à plusieurs meetings en circuit : « J’étais présent sur le Classic Day de Magny-Cours, l’Albi Auto Classic, le Seventies Classic Club Trophy sur le circuit Bugatti au Mans et le Classic Festival de Nogaro. »

La découverte du championnat et l’ambiance qui régnait dans les paddocks font partie intégrante du plaisir pris cette année par Stéphane Fourmond : « Je tiens à remercier chaleureusement tous les pilotes et leurs accompagnants qui évoluent en VHC. L’entraide que l’on peut voir au sein des concurrents des Véhicules Historiques de Compétition est fabuleuse et je tiens vraiment à dire un grand merci à tous pour leur accueil et leur aide tout au long de la saison. Merci également à tous ceux qui me suivent et m’encouragent sur les réseaux sociaux, à CPLF, au Club Panhard et Levassor France, le DCPL, Dynamic club Panhard et Levassor, Omer Paillou SAS Ballot qui réalise mes usinages moteur ainsi que Pneu Collection du Jura mon fournisseur de pneumatiques. »
On retrouvera Stéphane Fourmond l’année prochaine sur le Championnat de France de la Montagne VHC où il devrait remettre son titre en jeu : « Je sais que je vais faire un minimum de cinq courses, mais comme cette année mon calendrier peut être étendu. Je voudrais également participer aux Le Mans Classic, c’est un rêve que je voudrais assouvir, mais pour le moment je ne dispose pas du budget. Je fais d’ailleurs un appel à d’éventuels partenaires qui souhaiteraient s’afficher sur une voiture originale qui vient de me permettre de remporter un titre de Champion de France VHC. Qu’ils n’hésitent pas à me contacter s’ils veulent faire partie de l’aventure », conclut Stéphane Fourmond.
* Sous réserve de la publication officielle des résultats par la FFSA
©Bruno Valette
www.ffsamontagne.org / www.cfm-challenge.com
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